À paraître en mars 2026

 

 
Caractéristiques

 

128 pages sur papier couché demi-mat et couverture avec rabats

 Format : 19 x 24 cm | Poids : 495 g | Prix public : 26 €

EAN : 978.2.8696.5206.4 | mars 2026

Photographies d’Aïcha Dupoy de Guitard

Poèmes de Jean Lavoué

Préface de Pierre Tanguy

 

Extrait

On comprend mieux pourquoi

Les hommes peignirent autrefois sur la pierre

En des lieux inaccessibles et sacrés

Les figures de leur émerveillement

 

Ils avaient perçu combien la roche

Était elle-même l’artiste de leurs rêves

Le tympan offert à leur imaginaire

 

Quatrième de couverture

L’acte de naissance littéraire de Jean Lavoué date de son premier recueil de poèmes, Soleil des grèves, rassemblés en 1996 et publiés par les éditions Calligrammes. Il était déjà question de rivage, d’océan, de lumière, d’inscription du temps dans l’espace. Jusqu’à cet ultime Ressac et silence, Jean Lavoué n’aura eu de cesse de dire l’épiphanie du monde et d’ouvrir des clairières de signes où partager son espérance. Malgré la maladie, et le deuil originel d’une sœur partie trop tôt. Dorénavant achevée, son œuvre — celle d’un naturaliste, chercheur d’absolu — n’a pas fini de nous instruire sur les chemins qui mènent à la simplicité et à la contemplation.

« Nous n’approchons du mystère

Qu’en nous immergeant

Dans les profondeurs du silence »

Assurément Aïcha Dupoy de Guitard — l’une de ses sœurs en émerveillement — est comme lui sensible à ce qui dépasse notre finitude. Mais toujours ancrée dans l’expérience vécue. Depuis une vingtaine d’années, elle ne cesse d’arpenter la Bretagne, son pays d’adoption, et d’y collecter les fragments d’un royaume connu d’elle seule, qu’elle nous offre bouquet après bouquet. Son langage : une tension entre apparition et disparition, macrocosme et microcosme, noir et blanc et couleurs chatoyantes, où viennent s’immiscer quelques paréidolies ! 

Entre paysage et pensée, nos deux auteurs se sont retrouvés précisément là « où la mer conteste la rive », là où la part du sacré semble encore intacte. Incarnant ainsi ce que Jean a très tôt énoncé : « Les poèmes naissent d’une rencontre ou sont la conscience d’un instant. »

Yvan Guillemot